Une photo de mariage marquante
Dans cet article, nous décortiquons une photo marquante que j’ai réalisée lors d’un mariage.
La première chose frappante sur cette photo est le flou de mouvement présent sur l’ensemble de l’image. Cet effet, réalisé grâce à une faible vitesse d’obturation, apporte une dynamique à l’image et nous plonge dans l’ambiance du mariage comme si nous y étions encore.
Le flou nous donne des informations plus personnelles sur nos deux mariés, Lauren et Bastien. En effet, cette photographie, réalisée lors de l’ouverture de bal, contraste avec les photos habituelles ou avec ce à quoi on s’attend généralement lors d’une ouverture de bal classique, qui sont généralement des danses lentes, solennelles et personnelles. Cela nous laisse penser que Lauren et Bastien sont un couple dynamique, ouvert et qui brise les codes imposés. Ils ont opté pour une ouverture de bal qui se partage et qui invite à la danse collective.
Pour continuer, on observe Lauren avec le visage net et détaillé, ce qui attire notre œil. On y aperçoit son sourire radieux et son regard posé sur le visage de son mari, qui, lui, est tourné vers les convives. Tout laisse à penser qu’elle passe un moment mémorable, rempli d’émotion.
De son côté, Bastien, beaucoup moins net que Lauren, danse en levant le bras comme pour appeler leur famille et leurs proches à venir les rejoindre pour partager ce moment exceptionnel qu’ils vivent.
Cette image parle d’elle-même. Lauren représente la joie, et Bastien, lui, représente le partage. Le tout est uni par le lien des mains, les mêmes mains qui ont été unis par les bagues du mariage quelques heures plus tôt.
Nos deux mariés sont entourés par ceux qu’ils aiment le plus : leurs proches.
L’image est en noir et blanc. Elle fige un moment, une action, des émotions.
Pour finir, je dirais que le hasard fait parfois bien les choses. Lors de l’ouverture de bal, je me suis d’abord positionné dans un axe où je n’avais pas une belle composition. La danse débuta et je n’étais pas en place. Dans la précipitation, je me déplaçai et cherchai un nouvel angle. Et quand Lauren et Bastien se mettent à danser, j’étais fin prêt — mise à part mon boîtier, car, dans la précipitation, j’en ai oublié de faire mes réglages. La vitesse d’obturation était trop basse, l’image était floue. Depuis ce jour, je baisse volontairement ma vitesse d’obturation à certains moments pour apporter une dynamique différente à mes reportages.